Comment bien acheter. L'achat d'un bien est un engagement à long terme pour lequel il vaut mieux prendre quelques précautions. Voici quelques conseils...
Visitez le bien plusieurs fois, à différents moments de la journée et de la semaine. Vous pourrez ainsi vous rendre compte de l’ensoleillement, des éventuelles nuisances sonores, etc...
Ne négligez pas l’emplacement du bien que vous allez acquérir : transports en commun, écoles, commerces. Non seulement votre vie quotidienne en sera facilitée, mais la revente du bien se fera sans souci.
Sachez poser des questions claires impliquant une réponse précise. D’une manière générale, essayez de vérifier le maximum de choses par vous-mêmes. Un exemple : inutile de demander si l’appartement est ensoleillé. Mieux vaut prendre un plan et vérifier l’exposition.
Si le logement est en copropriété, demandez au vendeur de vous communiquer les relevés de charges et le procès-verbal de la dernière assemblée générale. Vous pourrez notamment vérifier si la copropriété est correctement gérée, s’il existe des procédures en cours et si des travaux ont été votés.
Demandez le nom du syndic (sachez qu’il est souvent affiché dans le hall de l’immeuble).
Demandez à consulter les avis de taxe foncière et de taxe d’habitation.
Interrogez la mairie ou la préfecture pour savoir si le bien est situé dans une zone de contamination aux termites. Dans ce cas, un état parasitaire devra être joint à l’acte de vente.
Un conseil si vous achetez une maison individuelle : déplacez-vous aux services de l’urbanisme, à la mairie ou mieux à la Direction Départementale de l’Équipement pour avoir connaissance des règles d’urbanisme applicables à votre quartier. Ceci est particulièrement important si vos envisagez quelques travaux. Vous pourrez également vérifier si des projets sont en cours : construction d’une route, d’une école, d’un espace vert….
Chiffrez avec précision les frais liés à l’achat.
Vous pouvez signer le compromis de vente devant notaire ou bien sous seing privé, c’est-à-dire directement entre vous et le vendeur. D'ailleurs, des exemplaires de compromis sont mis à votre disposition dans nos différents points de vente. Dernier point : si vous signez devant notaire, vous pouvez prendre votre propre notaire et le vendeur le sien. Les frais ne seront pas majorés mais les notaires se partageront les honoraires.
A l'expiration du délai de 7 jours de rétractation, vous devez verser au notaire ce que l’on appelle une indemnité qui reste acquise au vendeur si vous changez d’avis et n’achetez pas pour des raisons de convenance personnelle. Il est d’usage de verser 10% du prix d’achat. Le chèque est établi à l’ordre du notaire qui l’encaisse sur un compte séquestre.
Prévoyez dans le compromis une " clause travaux " stipulant que les travaux votés avant la vente seront à la charge du vendeur. Il est d’usage toutefois de prévoir que si une assemblée générale a lieu entre le compromis et la vente, les travaux votés lors de cette assemblée seront à la charge de l’acquéreur, à condition que le vendeur lui adresse la convocation et lui donne pouvoir d’assister et de prendre part au vote.
Le compromis de vente est obligatoirement conclue sous la condition suspensive de l’obtention du ou des prêts. Donc, si la banque vous refuse le prêt, le compromis est caduque et vous récupérez l’indemnité d’immobilisation.
Si vous achetez un logement en copropriété, sachez que le vendeur est tenu d’indiquer la surface du bien dans le compromis et l’acte de vente, et ce à peine de nullité. Si la surface indiquée est supérieure de plus de 5% à la surface réelle du logement, vous pouvez, pendant un an, obtenir une diminution du prix de vente proportionnelle au nombre de m² manquants.
Dernier point : le délai entre le compromis et l’acte de vente est généralement de 3 à 4 mois.
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